×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Rose

Par L'Economiste| Edition N°:1188 Le 18/01/2002 | Partager

Le Maroc a son grand méchant bug, mais il n'est pas informatique. Chaque année, des milliers de personnes trouvent la mort ou sont blessées dans un accident de la circulation. Beaucoup gardent à vie, dans leurs chair et âme, des séquelles irréversibles. Le procès qui oppose deux familles à Fès vient le rappeler (voir page 16). Entre 1990 et 2001, l'hécatombe des routes a fait 32.483 morts. Cela pourrait presque être le bilan d'une guerre. Et l'on ne compte même pas les coûts sociaux. Beaucoup de Marocains perdent la vie sur les routes et c'est anormal. Que les jeunes payent le plus lourd tribut est encore plus anormal. Faut-il se rallier à ceux qui estiment que les accidents de la circulation doivent, dans notre pays, être banalisés et considérés comme une fatalité? Pour beaucoup, la liberté de circulation s'incarne dans un petit carton rose: le permis de conduire. On a peut-être tendance à oublier que c'est ce bout de papier qui fait travailler les hôpitaux, peut conduire en prison ou quatre pieds sous terre. On a aussi tendance à oublier que le droit de conduire librement peut entrer en conflit avec un autre droit encore plus fondamental, celui de vivre. Nous sommes donc en présence d'un conflit classique entre, d'une part, un droit d'agir, qui comme toute cette catégorie de droits, est dangereux lorsqu'il est utilisé par des individus irresponsables: conducteurs ivres, chauffards, imprudents, etc. et, d'autre part, des personnes qui souffrent de ce droit: les accidentés et leurs proches, et qui voudraient le limiter.Rendre nos routes et rues plus sûres. Voilà sans doute un autre chantier urgent pour 2002. Nous pouvons l'entamer dès aujourd'hui en faisant preuve de civisme et de responsabilité à la conduite. C'est simple, ça ne coûte rien et ça peut permettre de sauver des vies. La vôtre peut-être.Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc