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    L'Edito

    Riyad

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5450 Le 11/02/2019 | Partager
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    Gros coup de chaud avec Riyad.

    Rabat goûte de moins en moins peu les piques saoudiennes, via les réseaux wahhabites, piques rejetant le rite malékite, avec divers qualificatifs plus ou moins sévères.

    A son habitude, Riyad ne sort pas directement sur ces sujets mais fait donner, ou bien laisse agir, diverses associations religieuses, dont les antennes sont bien implantées au Maroc.

    Double langage aussi sur le Sahara: une télé princière pour soutenir le Polisario et le journal officiel pour vanter la position marocaine.

    Quant à l’assassinat de Khashoggi, ancien laudateur puis critique du régime, s’il n’y a pas eu de réaction officielle au Maroc, l’opprobre était partout. Suivie d’une ironie: comment peut-on faire une bêtise pareille, dans un pays ennemi, la Turquie? Seul un système sans liberté d’opinion peut y succomber.

    Rabat peut redouter la baisse des aides saoudiennes, mais elles ne pèsent plus autant qu’autrefois: à peine le quart des subventions sur le gaz.

    L’ONU a qualifié de «drame humanitaire» la situation au Yémen, attaqué (sans grand succès) par une coalition menée par l’Arabie saoudite. Le Maroc y était entré à reculons: que pouvait Rabat quand Paris ou Londres, aussi puissants soient-ils, livrent des armes ignorant leur opinion publique.

    Il n’empêche que le Maroc a suspendu récemment sa participation à la coalition, autour de l’Arabie saoudite, sans pour autant que le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, fasse le lien entre les deux avec la déclaration du Secrétaire général de l’ONU. Le rappel de l’ambassadeur marocain est un autre signe.

    A noter néanmoins que ce rappel n’a pas fait l’objet d’une annonce officielle, à l’heure où nous mettons sous presse: ce qui correspondrait parfaitement à la tradition des rapports doucereux (d’autres diraient cauteleux ou sournois) auxquels les diplomaties mondiales doivent faire face avec Riyad.

    C’est à la manière dont est construit le Royaume des Saoud qui impose ce système: jamais de parole claire, pour se ménager les volte-face nécessaires.

     

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