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L'Edito

Risques

Par L'Economiste| Edition N°:4419 Le 12/12/2014 | Partager

Nous sommes à quelques jours de la clôture de la double opération rapatriement/fiscalisation des avoirs se trouvant illégalement à l’étranger.  Or, ni  les cas des MRE, ni ceux des conflits de statut personnel n’ont de solution acceptable. Les pouvoirs publics promettent des textes «avant le 31 décembre» et s’irritent quand les questions se font pressantes.
Comment rester dans la légalité s’il n’y a pas de délais pour  s’y soumettre? Un texte sans possibilité de l’appliquer ne sert à rien.
C’est au minimum se moquer du monde. Plus inquiétant: il faut bien voir que ceci crée ipso facto des zones de non droit où fleuriront tous les abus de pouvoir et toutes les corruptions possibles.
Le Maroc, déjà bien mal placé, n’a nul besoin de rajouter encore une couche à la mauvaise image qu’il traîne comme un boulet.
Quant à l’Office des changes, qui a mérité depuis longtemps son excellente réputation d’administration propre, il n’a que faire à se perdre dans ces bas-fonds.
Ces questions ne sont, dira-t-on, que des questions de formes. Sans doute, mais ce sont justement ces formes qui présentent aujourd’hui des risques absolus que personne ne devrait vouloir courir. Cette remarque n’épuise pas le sujet.
Sur le fond, de quoi s’agit-il? Dans les difficultés  apparaissant aujourd’hui, il faut bien mesurer que l’on touche les limites entre l’illégalité et la légalité qui sont ici fortement attaquées. Comment, par exemple, un MRE rentré peut-il fournir les justificatifs de la maison qu’il a construite lui-même comme cela se fait si souvent en Europe? Des exemples de cet ordre se comptent par centaines de milliers. Laisser le problème entre les mains des banques, rémunérées au rendement, ou des fonctionnaires, exposés aux tentations, est une machine à produire des conflits d’intérêts. Pas à faire prévaloir la loi. Quand une légalité ne correspond plus à la légitimité, on passe en zone de risques politiques majeurs.
Nadia SALAH

Nadia SALAH

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