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    L'Edito

    Révolution

    Par L'Economiste| Edition N°:4081 Le 24/07/2013 | Partager

    Et voilà, c’est fini pour cette année, les épreuves du Bac, avec un évènement de taille: la forte  mise en lumière de la lutte contre la fraude. Contrairement à une idée entretenue (volontairement?), les gens, les parents préfèrent que la fraude soit durement combattue: au moins le diplôme des enfants gardera de la valeur. Cette lutte très médiatisée est donc heureuse. Il faudra la maintenir.
    Maintenant, il faut préparer la rentrée, la toute prochaine et les deux suivantes. En effet, normalement, le système scolaire travaille sur le moyen terme. Il serait dommage qu’il perde cette saine habitude, adoptée après de lourds efforts, dans les années 90.
    Si cette habitude n’est pas perdue, ce ne sera pourtant pas suffisant pour que l’enseignement donne tout ce qu’il doit au reste de la Nation, aux contribuables, aux parents, et surtout aux enfants. Le cœur est là: les contribuables, les parents et les enfants.
    Or jusqu’au jour d’aujourd’hui, les deux premiers ne sont même pas sur les radars du système scolaire. Quant aux enfants, le corps ne pense enfin à eux que pour les prendre en otages dans leurs revendications catégorielles ou politiques. Le corps scolaire ne se limite pas au corps enseignant et comprend aussi tout le personnel administratif et de contrôle. Il est majoritairement un corps de résistance. Ce n’est pas une question de personne, c’est une affaire de système: dans un cadre différent, l’enseignement concurrentiel – privé ou public –, le même enseignant, le même inspecteur, le même responsable… se comportera et raisonnera de manière tout à fait différente.
    Pourquoi? Tout simplement parce que son objectif va changer radicalement. Quand, dans le système public, le critère sera de répartir les cours au mieux des desiderata des enseignants ou des administratifs, dans le système concurrentiel il faut être au service de l’intérêt des jeunes. Ça change tout et c’est révolutionnaire.
     

    Nadia SALAH

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