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    L'Edito

    Rétroviseurs

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4837 Le 17/08/2016 | Partager
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    Les médecins privés se sont réjouis d’avoir empêché que les mutuelles puissent financer et/ou gérer des centres de soins. Ils ont vécu cette interdiction comme une victoire par laquelle ils pourraient maintenir le monopole de leur profession, une profession elle-même particulièrement fermée.

    Ce n’est pas la première fois que dans ce secteur se manifestent des idées aussi rétrogrades. Il y avait eu le refus agressif des contrôles des cliniques, contrôles qui étaient restés lettre morte trente ans durant! Il y eut un temps le refus d’accepter les médecins de l’Etat dans les instances de l’Ordre: il fallut que Hassan II lui-même intervienne! Il y eut encore l’opposition absolue à la création de services d’urgence privés. Et il y a toujours l’idée que l’Ordre des médecins doit rendre un service corporatif à ses membres (ou à certains d’entre eux) au lieu de la mission de service public pour laquelle il a été créé. Et ne parlons pas du cirque qui est fait autour de Saham pour l’empêcher d’implanter au Maroc une pratique moderne de la santé. Et ne parlons pas davantage de l’évasion fiscale, du faible équipement des cabinets, de la mise à niveau aléatoire…

    C’est bien dommage. Plus le temps passe, moins le dévouement de quelques-uns parvient à effacer la turpitude des autres, et de manière globale l’arriération de la santé au Maroc. Il y a vingt ans, des architectes pas bien malins s’étaient fait gloire d’empêcher une réforme leur permettant de se regrouper. Ils ont tout perdu: aujourd’hui, les grands projets ne peuvent plus travailler avec les cabinets marocains, trop petits et souvent dépassés. En France, c’étaient les avocats et les notaires qui avaient des rétroviseurs à la place des yeux. Ils ont largement manqué la course du monde globalisé. Est-ce vraiment ce que veulent les médecins marocains?

     

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