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L'Edito

Retraites

Par L'Economiste| Edition N°:2690 Le 10/01/2008 | Partager

Un nombre encore indéterminé d’anciens employés de la RATC, la Régie autonome de transports de Casablanca, se retrouve avec des retraites fortement amputées, voire réduites à néant. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, il ne s’agit pas d’un problème individuel, mais bien de la résultante d’un choix fait en 1993, par cette Régie.En effet, elle a cessé de verser à la CNSS les cotisations qu’elle prélevait sur les salaires de ses employés. La RATC a disparu en 2004, cédant la place à une entreprise de droit privé, concessionnaire du réseau de transport urbain de la capitale économique, M’Dina Bus. Les employés de l’ancienne RATC n’ont donc personne vers qui se retourner.Il faut se replacer à l’époque, pour comprendre comment une entreprise du secteur public a pu à ce point plonger dans l’illégalité en ne versant pas les cotisations dues, ni celles de l’employeur, ni celles qu’elle retenait sur la paye des employés.Cette Régie, comme la plupart des services locaux, relevait de la tutelle du ministère de l’Intérieur. Il était très puissant, trop puissant… au point de couvrir de sa puissance ces actes illégaux. En constante difficulté financière, la Régie devait se plier à la gestion «politique» des affaires publiques, c’est-à-dire agir n’importe comment plutôt que de poser publiquement un problème qui aurait fait des vagues. C’est ainsi qu’elle n’assurait plus ses passagers, qu’elle n’entretenait plus son parc… plutôt que d’augmenter le prix du ticket ou de renvoyer le surplus de personnel engagé juste pour faire plaisir à tel ou tel ministre ou à tel ou tel parti politique.La population marocaine vieillit, et au fur et à mesure que les gens vont prendre leur retraite, combien de scandales similaires allons-nous découvrir? Combien d’entreprises publiques et privées se sont servies des cotisations de leurs employés pour se faire de la trésorerie bon marché?… Et sommes-nous sûrs que cela ne continue pas aujourd’hui?Nadia SALAH

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