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L'Edito

Retard

Par L'Economiste| Edition N°:4335 Le 08/08/2014 | Partager

Le gouvernement s’est mis considérablement en retard pour la loi de Finances de l’année 2015. Pourtant, comme le montre notre enquête (cf. ci-contre), les attentes restent fortes dans le monde économique.
Celui-ci a en effet payé un très lourd tribut aux désordres budgétaires de ces dernières années. Il n’a pas boudé son plaisir quand Boussaïd a promis, d’un côté, de «normaliser» le budget (c’est-à-dire de stopper le processus de désorganisation) et de l’autre, de payer les dettes publiques.
Pour l’instant, difficile de savoir où en est ce dernier point: les vacances, Ramadan, l’horaire, la chaleur, les fêtes… sont toujours d’aussi bons prétextes!
Quand au premier, celui de la normalisation, le retard envoie un mauvais signal. Suivre scrupuleusement le processus d’élaboration, y compris dans ces délais, n’est pas du luxe. Au contraire, c’est ce qui permet d’entretenir les navettes consultatives et de s’assurer qu’un «diable n’ira pas se loger dans les détails», comme disent les Britanniques soulignant ainsi les risques engendrés par les travaux bâclés.
Or on sait que l’effort promis aux citoyens marocains comme aux institutions et partenaires internationaux est important: se rapprocher des 4% de déficit du Trésor par rapport au PIB dès 2015 puis passer en dessous à partir de 2016, contre un 4,9 pour l’exercice en cours et plus de 5,5 en 2013. Sachant que l’on vient des folies de 2011 et 2012, on voit bien que la pente est raide: en matière de déficits, c’est la descente qui est difficile, voire périlleuse, pas la montée.
Plus rude: en période électorale (nous y arrivons), tous les partis sont tentés de distribuer de l’argent à grande volée, les populistes encore plus que les autres. Le Maroc ne fait malheureusement pas exception, même s’il a encore d’immenses trous noirs à combler: les retraites des fonctionnaires, le prix du gaz…  alors qu’en face, le chômage monte inexorablement.
 

Nadia SALAH

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