×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Résultats

Par L'Economiste| Edition N°:1272 Le 20/05/2002 | Partager

Il n'y a pas de grosse privatisation en perspective, et ce n'est vraiment pas le moment de penser à vendre un nouveau morceau de Maroc Télécom. Pas à cause de Vivendi, mais parce que, mondialement, les télécoms ne valent plus que les deux tiers, voire la moitié de ce qu'elles valaient il y a neuf mois.Donc pas de recettes budgétaires additionnelles à escompter pour faire face au grand laxisme financier du gouvernement. Comment va-t-il s'en sortir alors que la dette intérieure, dont personne ne parle, est déjà devenue plus grosse que la dette extérieure? Il n'a pas beaucoup de choix. Il essayera de faire comme cela se faisait à la fin des années 70: on annonce des investissements mais on ne les fait surtout pas, on lâche la bride à l'inflation… Et puis, comme cela ne marchera pas plus que cela avait marché dans les années 70, on aura le choix entre deux options: adopter un système fermé dans le style Corée du Nord où les citoyens meurent de faim, ou bien demander au FMI de venir gérer la maison Maroc, avec un nouveau PAS. Peu réjouissant.Est-ce à dire qu'il ne fallait rien donner aux instituteurs, aux médecins du public… et laisser la fonction publique s'enfoncer un peu plus dans une semi-indigence qui fait fuir les compétences? Evidemment, ce n'est pas la bonne solution non plus.Pendant ce temps, le gouvernement continue de mépriser totalement la chose économique et que ses hommes refusent toujours de voir que ce sont les entreprises qui le font vivre. Tout ce qui avait fait l'effort de modernisation des dix dernières années n'a pas l'heur de plaire: la bourse a été soigneusement écrasée, la mise à niveau des entreprises a été abandonnée, la modernisation des relations de travail est tombée entre les mains de rivalités entre politiciens… Résultat: le Maroc s'est mis dans la situation d'avoir bientôt à choisir entre l'appauvrissement de sa population et la renonciation à sa souveraineté.Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc