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L'Edito

Restructuration

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5845 Le 17/09/2020 | Partager
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Le modèle social marocain est encore une fois mis à rude épreuve autour des difficultés d’entreprises et de leurs prolongements. Dans beaucoup de secteurs, effet Covid oblige, la justification des  restructurations ne manque pas d’arguments.

Sauf pour les systèmes rentiers qui ont autre chose que le marché comme variable d’ajustement et pour les petits malins qui se faufileront  dans le lot se défaussant sur l’environnement  et la conjoncture lorsqu’au départ, les crises ont peut-être des déterminants endogènes. De graves erreurs de gestion par exemple...

Si l’équation paraît imparable, l’arsenal n’est pourtant pas simple à manier. La réglementation marocaine, on le sait, est extrêmement tatillonne sur les procédures de licenciement économique. Du point de vue moral, c’est tout à fait justifié.

Pour ce type de situations, le plus terrible serait d’arbitrer  exclusivement sous les œillères rationnelles de l’homo œconomicus. S’interroger sur des formules de licenciements économiques socialement responsables, l’idée est belle. Et dans la foulée, il convient de s’arrêter sur la maturité dont font preuve les syndicats marocains qui ne sont pas tombés dans le piège d’une opposition dogmatique.

Une fois planté ce décor, difficile de ne pas regarder sous le tapis. Là où se nichent les multiples poches d’inefficience du marché du travail: un dialogue social en panne, les trous de la réglementation... Le drame c’est que le système actuel n’apporte même pas la preuve de son efficacité.

Lorsque le licenciement économique est autorisé, ses développements connaissent souvent des issues douloureuses faute d’accompagnement des partants pour leurs futures trajectoires professionnelles ou de filets sociaux. Et lorsqu’il est interdit, alors cela n’empêche pas, comme les syndicats s’en font écho actuellement, les licenciements  au noir. Ce qui est pire que les licenciements légaux.

 

 

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