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L'Edito

Responsabilités politiques

Par Nadia SALAH| Edition N°:5275 Le 18/05/2018 | Partager
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Il a fallu plus de trois semaines de désarroi dans l’opinion publique, d’attaques contre des entreprises pour que le chef de gouvernement vienne enfin devant les élus et les médias. Et ce après avoir refusé publiquement de s’occuper de l’affaire.

El Othmani a mis longtemps pour se remettre à niveau. Néanmoins, ne lui jetons pas la pierre car son équipe de ministres, elle, n’est toujours pas à la hauteur, tandis que le PJD est entré dans l’opposition du PJD. Vous avez bien lu: le PJD vient d’entrer en opposition au PJD.

Pourtant, il faudra bien voir qui est responsable de quoi.
Le blocage du Conseil de la concurrence a été décidé par des gouvernements PJDistes.

La réforme du marché pétrolier, avec déplafonnement des prix, a été décidée et appliquée par Benkirane. Les ministres de l’Energie, qui furent tour à tour Istiqlalien  puis PJDiste, puis à nouveau PJDiste dans l’actuel gouvernement n’ont rien trouvé à y redire. Maintenant, ils se cachent, reniant leur responsabilité, personnelle et partisane.

Ce n’est pas mieux chez les autres PJDistes qui peuplaient les Affaires générales, l’Industrie (partagée avec le RNI), le Transport… Et ne parlons pas des Finances et du Budget, tenus conjointement par l’Istiqlal et le PJD avant de passer entre les mains du RNI; tous ont construit le volet financier de la réforme de Benkirane. Mais voilà qu’Istiqlaliens et PJDistes, au lieu d’assumer leur décision, se jettent aujourd’hui dans les critiques virulentes de ce qu’ils ont fait eux-mêmes.

Et voilà que s’alignent des arguments contradictoires: les prix, les marges, la concurrence, l’absence de concurrence, le pouvoir d’achat et les déficits… Ils mettent en accusation publique leur propre action politique. Croient-ils que les citoyens ne comprennent pas?

Tout ce beau monde ne fait rien, au contraire, pour la seule chose capable de donner du vrai pouvoir d’achat aux gens: travailler pour la croissance économique.

 

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