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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5147 Le 14/11/2017 | Partager
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    C'est avec un bel enthousiasme rénovateur que l’on s’était lancé, il y a moins de cinq ans, dans la réforme du processus des nominations pour les hauts fonctionnaires, les très hauts comme les moins hauts.
    Il s’agissait de remplacer la lente sélection acquise grâce à la connaissance des cadres  par des appels d’offres, comme dans les marchés publics: les candidats doivent proposer leur vision, leur programme; les supérieurs ou le ministre choisissent le projet qui leur convient le mieux.
    L’idée était de standardiser les choix, de les rendre transparents. Peu de voix s’étaient élevées contre cette réforme. En tout cas, on les a disqualifiées en les accusant de vouloir rester dans le favoritisme, népotisme et autres combines.
    Cinq ans plus tard, il faut faire un bilan honnête. En attendant, ce qu’on voit n’est pas très réjouissant.
    D’abord, ce système d’appel d’offres  s’applique dans un contexte global de pertes de compétences et d’initiatives, pertes qui viennent directement de la baisse de qualité de l’école. Le résultat ne peut être qu’à l’unisson de ce recul général du Maroc.
    Deuxièmement, il n’y a pas de possibilité de corriger le mécanisme pour limiter les dégâts, en faisant intervenir des critères comme la personnalité, le leadership, la propension à l’innovation ou inversement à la conservation (selon le poste)… Démarches que le privé sophistique à l’infini pour éviter les coûteuses erreurs de casting. Le pouvoir politique, lui, n’en a que faire.
    Ensuite, ce système contient une faute basique: ce ne sont pas des marchandises que l’on sélectionne, mais des hommes et des femmes.
    Enfin, avec le recul, cette réforme trahit la vision politique de ses concepteurs: ils fuient devant leurs responsabilités. Ils préfèrent fabriquer une procédure, une machine sans intelligence, plutôt que d’avoir à s’engager, à choisir puis  être jugés sur les résultats de ces choix.

     

     

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