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L'Edito

Responsabilité

Par L'Economiste| Edition N°:2156 Le 23/11/2005 | Partager

Le droit de grève est constitutionnel. C’est même un élément fondamental de toutes les démocraties. Ce qui ne l’est pas en revanche c’est l’abus du droit de grève dont certains syndicats font régulièrement preuve en multipliant indéfiniment arrêts de travail et piquets. Lorsqu’un mouvement dégénère ou empêche ceux qui veulent travailler de le faire, comme cela s’est produit avant-hier devant le siège de la RAM. Cela n’honore en rien ceux qui y ont recours. Et s’appelle entrave à la liberté du travail. Et rien ne peut le justifier. Lorsque le personnel de la Santé publique s’autorise dans un énième mouvement, trois jours de débrayage -un extra pour un secteur miné de problèmes-, cela donne d’eux une image d’enfants capricieux. Les commanditaires montrent une redoutable capacité de nuisance mais cela sert-il pour autant les intérêts des grévistes? Un consensus bien pensant veut que les grèves soient exclusivement motivées par des revendications «laborieuses». Ne soyons pas trop naïfs: les mouvements servent aussi à jauger les rapports de force des centrales syndicales, parfois au risque d’asphyxier certains secteurs et activités. Et c’est justement ce qui impacte la crédibilité de ces opérations. Pour ce qui est de rendre des comptes sur le coût de ces grèves, c’est une autre affaire. Dans le privé, la sanction est immédiate puisque c’est d’abord une sanction de marché. Une journée de grève, c’est moins de rentrée d’argent et donc moins de personnel à recruter! Dans le public, pas de parts de marché à défendre grâce à la générosité bienveillante de notre Etat-providence. Devant l’impuissance du gouvernement à arbitrer, c’est bien entendu les usagers, les clients qui sont pris en otage. Il ne reste plus qu’à procéder à un ultime appel au sens de la responsabilité.Mohamed BENABID

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