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L'Edito

Responsabilité

Par L'Economiste| Edition N°:1726 Le 16/03/2004 | Partager

Les ports bouillonnent à nouveau. L'activité dans trois des plus grandes installations portuaires du pays pourrait derechef être paralysée par un débrayage qu'un syndicat -l'UMT- annonce dévastateur, en appelant à la solidarité tous les salariés. Ce conflit concerne à l'origine une des deux sociétés de remorquage de navires à Casablanca, Mohammédia et Jorf Lasfar. Et même s'il se limitait à cet opérateur, son coût économique est d'ores et déjà redouté par armateurs et chargeurs. Un jour de retard de déchargement ou de chargement se chiffre en dizaines de milliers de dollars. Nos syndicats devraient faire un peu plus preuve de responsabilité avant d'aller à la grève, censée être l'ultime arme après épuisement de toutes les autres voies de dialogue. Or, dans bien des cas, elle est utilisée en première intention, peu importe ses conséquences économiques. Le droit de grève est indissociable du droit de ne pas faire grève. La décision de ne pas travailler doit relever du seul ressort de chaque salarié, au port comme ailleurs. Chacun doit choisir en son âme et conscience de se joindre ou non à l'arrêt de travail en fonction de l'analyse qu'il se fait de ses causes. Mais que remarque-t-on dans la réalité? Que les organisations qui défendent sur toutes les tribunes le principe de liberté syndicale sont les premières à ramer à contresens lorsqu'il s'agit de la liberté de travailler. Les “camarades” qui ont le “malheur” de ne pas faire grève font l'objet de pressions, voire de menaces physiques pour “rentrer dans le rang”. La mise à niveau que l'on exige des entreprises passe aussi par une remise en cause des méthodes des organisations syndicales. On a l'impression que le maintien de l'emploi ne figure pas dans leurs objectifs. Il ne s'agit pas ici de contester le droit de grève. En revanche, il faut s'interroger sur la manière dont il est utilisé.Abashi SHAMAMBA

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