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L'Edito

Responsabilité

Par L'Economiste| Edition N°:3547 Le 08/06/2011 | Partager

Les prévisions alarmistes pour les pays de la région Mena viennent rappeler que le printemps arabe n’est pas fait d’amour ni d’eau fraîche. En Tunisie, c’est-à-dire là d’où est partie la vague de la contestation, et dont on louait pendant des années le modèle, le coût économique est terrible. Le PIB a chuté de 7,8% au premier trimestre et l’on s’attend à ce que le pays soit en récession en 2011. En Egypte aussi, la situation est catastrophique avec un tourisme aux abois et des IDE très mal lotis. Le plus grave c’est qu’il n’y a pas encore de visibilité sur la fin du chaos.
Dans ce genre de conjoncture, les entreprises ne se risquent plus à investir et encore moins à embaucher. Moins d’emplois, moins donc de consommation, de croissance… difficile de sortir du cercle vicieux. A la lumière de cette grave crise économique, l’opinion publique marocaine analysera sans doute avec incrédulité la portée des mouvements de grèves que le pays connaît depuis plusieurs semaines. Dans un contexte de déprime, où le gouvernement ne semble jouer aucun rôle, il est en effet illusoire de croire qu’en continuant ainsi, le pays pourrait se remettre en selle.
Alors la voix de la raison impose donc d’autres options, il est peut-être temps de rappeler à ce stade quelques vérités essentielles. Comment le Maroc pourrait-il croire qu’il détient le remède qui ne serait douloureux pour personne? Comment ceux qui paralysent les administrations, l’immobilier, les banques, l’investissement, à l’instar des grévistes de la conservation foncière, demandent tout et n’importe quoi, et surtout ne voient pas que le statu quo est un encouragement à la banqueroute du pays. S’ils ne le voient pas, ils devront alors assumer une lourde responsabilité devant l’histoire.

Mohamed Benabid

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