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    L'Edito

    Réputation

    Par L'Economiste| Edition N°:2432 Le 28/12/2006 | Partager

    Comme souvent avec Habib El Malki, les initiatives sont plus brillantes à la publicité que sur le terrain. Le ministre de l’Education a un bagou imparable pour annoncer des projets qui n’aboutissent pas toujours. Si c’est le cas, c’est dans le désordre le plus total. Comme pour ce capharnaüm de la programmation des vacances scolaires. Il faut prendre la mesure du calvaire que vivent en ce moment des parents d’élèves. Des parents qu’aucun officiel n’a pris le soin d’écouter pour l’heure. En guise de cadeau de fin d’année, on leur a servi des dates «flottantes» et des ajustements de dernière minute comme si ces familles, leurs agendas comptaient pour du beurre. Cafouillage entre public et privé, cafouillage entre académies… Il y a deux manières d’analyser la situation. La première est de considérer que cette planification, un véritable casse-tête pour bon nombre d’établissements, a pour but d’organiser les programmes dans les meilleures conditions. Ce n’est visiblement pas le cas. La seconde est d’admettre que les fonctionnaires de l’Education nationale sont là pour exécuter des tâches sans se soucier du comment ni du pourquoi et encore du quand. C’est vraisemblablement ce schéma sclérosé de fonctionnement qui semble plus coller au contexte. Il nous donne hélas l’image d’un système en faillite en lequel on ne peut faire confiance. Pour le département d’El Malki, c’est incontestablement le bug de trop. Déjà que son administration, inhibée par son farniente habituel, n’avait pas anticipé le programme Emergence. Il aura fallu que le Premier ministre en personne s’en mêle pour être dans les temps. Or c’est la multiplication de ce genre d’incidents qui permet d’entretenir la «réputation». Si le MEN patauge pour la programmation des vacances scolaires, qu’en est-il lorsqu’il s’agit de s’attaquer aux autres dossiers, comme la réforme pédagogique, l’absurdité de l’arabisation, le désintérêt pour les filières scientifiques… Peut-on, dans ces conditions, maîtriser un métier dont dépend la jeunesse, donc l’avenir?Mohamed BENABID

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