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L'Edito

Rénovation

Par L'Economiste| Edition N°:2665 Le 04/12/2007 | Partager

Il est agréable de constater que le bon sens a fini par gagner du terrain à l’USFP. Le départ d’El Yazghi n’est qu’une demi-surprise en soi. C’est une surprise si l’on estime que le premier secrétaire du parti a résisté jusque-là, même s’il avait été en fait prié depuis pas mal de temps de faire des efforts de démocratie. Et pourtant, des conflits internes il y en a eu, parfois brutaux, qui ont sans aucun doute interféré sur l’ambiance au sein de l’USFP et qui en auraient fait imploser plus d’un. Ça ne l’est pas si l’on admet que la mouvance contestataire post-électorale a eu son mot à dire. Mais d’où a surgi cette lame de fond? Après l’échec du 7 septembre, la belle unité de façade vantée par le zaïm a fait long feu devant l’onde de choc de ceux qui voulaient que la présidence rende d’abord des comptes avant de tourner la page. Ceux-ci ont jugé que pour survivre politiquement le putsch était inévitable. Du coup, ce séisme a mis le parti sens dessus dessous, balayant les fragiles équilibres entre courants. En commençant par demander à El Yazghi de partir parce qu’il semblait symboliser la défaite, on calme à la fois la fronde interne et donne des engagements à l’opinion publique sur le réservoir de survie du parti historique. L’on ose espérer que la nouvelle mouvance, fatiguée des jeux d’appareil, va maintenant considérer d’un œil critique l’avenir de l’USFP. Et que ce nouveau départ corresponde à une rénovation en profondeur. Le plus dur: trouver le bon profil qui peut à la fois avoir la confiance des militants et manager dans la durée une formation qui ne manque pas de talents. Si elle sait s’y prendre, l’USFP est en mesure de faire, sans renier son âme, ce qui a réussi à l’Istiqlal: se transformer en une machine efficace, comprendre pourquoi le charme n’opère plus. Et pour y arriver, les conflits de personnes doivent être écartés, le temps que durera la refonte jusqu’au prochain congrès. Refonder le parti sans le faire exploser.Mohamed Benabid

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