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L'Edito

Rendez-vous

Par L'Economiste| Edition N°:1747 Le 14/04/2004 | Partager

Le Maroc cultive un complexe vis-à-vis de ses campagnes. C'est comme si celles-ci pouvaient très bien s'accommoder de l'état précaire des infrastructures, de la pauvreté, des problèmes d'analphabétisme, de l'enclavement. Nous ne pouvons souscrire aux impératifs de mise à niveau pour des pans entiers de notre économie et préférer regarder ailleurs lorsqu'il s'agit de trouver des modèles pouvant enfin asseoir le développement du monde rural. Force est de constater que l'agriculture, qui reste toujours, aléa climatique ou pas, un moteur de croissance pour ces régions et pour l'ensemble du pays, est sous-valorisée. Pendant des années, nous avons prôné le protectionnisme avec même parfois des prolongements ridicules qui font qu'aujourd'hui un investisseur étranger, par exemple, ne peut pas acheter une terre agricole. Pour quel résultat?Les dysfonctionnements sont à ce niveau nombreux, mais l'urgence des traitements semble s'orienter vers le problème du foncier agricole que le Maroc continue de traîner comme un boulet. Nous ne pouvons aujourd'hui dénoncer le sous-financement de la filière et en même temps tolérer le casse-tête des statuts (Melk, terres collectives, habous, etc.) qui compliquent les problèmes d'immatriculation, d'héritage, de partage et partant, alourdissent les procédures et transactions. On oublie aussi que le cercle est vicieux: comment un agriculteur va-t-il bénéficier du concours financier d'une banque quand la principale pièce du dossier, à savoir le titre foncier, manque? Et si au bout du compte, le bilan semble modeste (le Maroc affiche à peine 9 millions d'hectares de surface agricole utile) c'est que, incontestablement, ça coince. Tant mieux si l'imminence des ALE vient nous rappeler à l'ordre. Autrement, notre agriculture sera condamnée à rater les grands rendez-vous.Mohamed BENABID

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