×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Rempart

Par L'Economiste| Edition N°:4209 Le 10/02/2014 | Partager

Le Maroc desserre un peu le carcan sur les restrictions de change. Il ne faut donc pas s’étonner si ce sujet s’invite à tous les débats depuis quelques jours (et même pour demain mardi avec un séminaire de la BP). D’abord, pour les entreprises, le revirement sur le paiement anticipé à l’import est une mesure logique. La pratique a en effet fini par rattraper les lois, les acculant à s’adapter. Et la pratique c’est celle de conditions de plus en plus draconiennes dans les transactions internationales tant sur les délais que les modalités de paiements. Maintenir le statu quo, c’était faire courir le risque de banqueroute aux entreprises marocaines, en particulier les PME, en les privant de leurs fournisseurs.
Ensuite, la généralisation des comptes en devises pour les personnes physiques et les entreprises non exportatrices semble relever du même esprit. Bien sûr ce n’est pas encore la convertibilité totale du dirham, dossier dont la révision du régime de change est un préalable. En revanche, ces mesures contribuent à renforcer les engagements en matière de flexibilité.
Pas seulement. Le contrôle des sorties de capitaux donne l’illusion d’un confort et d’une sécurité... l’illusion uniquement. Or, en réalité, ce qui se passe le plus souvent c’est que ce sont les plus sérieux qui sont pénalisés alors que ceux qui fraudent ont des circuits bien rodés pour la fuite de devises. C’est connu, la fraude n’aime pas les contrôles de capitaux, mais les investisseurs non plus, spécialement dans les marchés émergents. Ce n’est pas toujours facile d’en convaincre les autorités monétaires, surtout dans un contexte de volatilité des devises comme pour les pays émergents en cette année. En cas de tempête, c’est la solidité des marchés financiers, plus que le contrôle de change, qui reste le meilleur rempart.

Mohamed Benabid

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc