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L'Edito

Religion

Par L'Economiste| Edition N°:1760 Le 04/05/2004 | Partager

Pour notre société, le champ religieux est actuellement un enjeu fondamental. Il serait absurde de penser que le Maroc puisse du jour au lendemain devenir une société laïque. Le constituant a fait la part des choses: la Constitution fait la distinction entre le religieux et le politique qui se rejoignent uniquement au niveau du Roi. Ainsi, de par la Constitution elle- même, le Roi est le chef de l’Etat et il est le Chef religieux du pays. Le reste des autorités est purement séculaire.La compétence religieuse avait commencé à être squattée par différents intrus. Ce phénomène de colonisation rampante venait des dysfonctionnements au niveau du ministère des Affaires religieuses et, d’autre part, est dû aux désordres caractérisant aujourd’hui le champ religieux.En réorganisant le ministère des Affaires religieuses, et les différents conseils des oulémas, SM le Roi met de l’ordre dans des structures extrêmement sensibles. C’est plus qu’une reprise en main, c’est l’exercice de compétences clairement définies. Cela va contribuer à rassurer la population, inquiète de voir certaines mosquées prises en otage par des incultes, inquiète de voir que n’importe qui peut s’autoproclamer exégète.L’organisation du champ religieux est certes un enjeu important, mais l’affaire ne s’arrête pas là. Le discours politico-religieux pose lui aussi problème. Il est nécessaire de se pencher sur le discours religieux lui-même. La réforme de la Moudawana a déjà donné la tendance, et ce d’une manière très forte. Il faut élaborer un discours religieux global permettant à la société marocaine d’être à l’aise dans la modernité, sans avoir le sentiment de renier sa religion.Ce débat avait déjà eu lieu dans le monde musulman, à la fin du XIXe siècle avec Mohamed Abdou, puis plus près de nous, avec Allal El Fassi. Il serait temps qu’un discours marocain se dégage, légitimant la marche vers le progrès.Abdelmounaïm DILAMI

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