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L'Edito

Régulateur

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5884 Le 13/11/2020 | Partager
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Vives émotions dans le marché des cliniques privées à mesure que se multiplient les témoignages concernant des exigences de chèques de garantie et les facturations jugées abusives.

Les premières pratiques, celles du chèque de garantie, relèvent sans équivoque de délinquance économique, condamnable tant juridiquement que moralement.

Les secondes soulèvent un débat plus complexe, celui du Graal toujours introuvable de la régulation marchande. Il interpelle avant tout la consolidation d’un marché privé de la santé, une tendance lourde au Maroc.

Le privé investit en réalité les espaces laissés vides par les politiques publiques de santé. Tous les pays qui ont tenté les formules d’Etat providence ont fini par être rattrapés, tant pour les soins que pour d’autres prestations sociales (retraites, chômage, etc), par la logique implacable des gouffres financiers.

L’émergence d’une offre privée soulage ce fardeau et à sa décharge, il est impossible d’ignorer certaines singularités. Les soins sont un produit à part et l’erreur serait de se prononcer sur l’homogénéité des prestations et des coûts, impossible à stabiliser d’emblée les situations variant d’un patient à un autre, en fonction de sa maladie et de son évolution.

Ce n’est pas une raison pour ne rien faire. Il manque à cet échafaudage deux maillons importants. D’abord tenir compte de l’évolution des demandeurs du statut de patients à celui de consommateurs qui aspirent à de nouveaux droits, à cheval entre les droits du malade, le droit du consommateur et le droit de la concurrence. Le premier de ces droits, c’est d’être bien informé pour prendre des décisions en connaissance de cause.

Ensuite, conséquence des exigences du premier maillon, cette mission de rééquilibrage des asymétries informationnelles entre demandeurs et offreurs de soins privés peut être appuyée par un tiers de confiance… qui n’existe toujours pas. Le Maroc a plus que jamais besoin d’un régulateur de la santé.

 

 

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