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    L'Edito

    Régions

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5256 Le 20/04/2018 | Partager
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    Le rapport de l’Aménagement du territoire sur les disparités régionales et la persistance d’un Maroc à deux vitesses (voir notre édition du 19 avril) auraient pu être une radioscopie ordinaire. Justement, elle ne l’est pas, car en toile de fond se profile le caractère exceptionnel de crises sociales ou de développement comme pour Al Hoceïma ou Jerada.

    Des feuilletons qui ont menacé au passage la cohésion du pays. Entre les lignes, l’on peut y déceler l’ombre de réajustements à inscrire dans l’urgence. A commencer par la capacité des pouvoirs publics à répondre puissamment et avec réactivité aux attentes.

    Ces enjeux interpellent avant tout sur la qualité du pilotage à l’échelle centrale, mais aussi sur les promesses, partiellement réalisées, de responsabilisation des régions à travers le processus de décentralisation/déconcentration. Des prérequis incontournables à un véritable projet de développement des territoires.

    La situation en matière d’accès aux services de base vire au drame dans certaines régions. Pour ne prendre que quelques indicateurs, le compte à rebours est bien entamé en termes de retard de développement.

    Par exemple, Taza-Al Hoceïma est bien raccordée à Casablanca par l’autoroute, mais semble en même temps accablée par son sous-développement comme en témoigne son espérance de vie: 10 ans de moins par rapport à celle de la métropole économique.

    Des disparités inadmissibles, mais en même temps explicables si on les rapporte à d’autres ratios: 4 régions seulement concentrent près de 61% des médecins.

    Ces éléments d’évaluation permettent de se convaincre qu’il y a vraiment urgence sociale et économique. Cependant, il faut se rendre à l’évidence: ce n’est pas qu’une question d’investissement, c’est aussi une mauvaise gestion des ressources. Un gâchis qui continue de coûter excessivement cher.

     

     

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