×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Réformes

Par L'Economiste| Edition N°:2051 Le 27/06/2005 | Partager

La bureaucratie trouve toute son efficacité lorsqu’il s’agit de multiplier le nombre de documents à remplir, trouver des prétextes pour rallonger les délais, multiplier les allées et venues. Ce genre de situations, Kafka l’avait magistralement décrit dans ses œuvres. A ce propos, le plus gros défi des administrations marocaines c’est de traduire les réformes annoncées sur le terrain. C’est à ce type de préoccupations qu’est confrontée la direction des domaines à qui incombe la gestion du patrimoine foncier de l’Etat. L’affaire rapportée dans notre édition d’aujourd’hui est symptomatique d’injustices qui nuisent à l’image que l’on se fait de l’Administration. Un fonctionnaire est indûment débité pendant 3 ans au titre d’un logement dont il ne bénéficie pas. Personne pour mettre fin à son calvaire? (à propos que fait l’ombudsman marocain?)Au niveau central, la direction des domaines est consciente des problèmes mais peine à accélérer les changements. Les résistances sont doubles. Il y a d’abord celles du personnel et des mentalités qui entretiennent, sciemment ou pas, la lourdeur des procédures, la bureaucratie et leur corollaire l’opacité. Mais il y a aussi les pressions externes. Comme pour tous les départements à enjeux, le patrimoine de la direction des domaines suscite des convoitises. On peut, par exemple, être parlementaire, discourir à l’hémicycle sur l’importance de l’équité dans l’accès au logement et n’être aucunement gêné d’occuper la maison qui devrait revenir à un surveillant général. De la même manière, on peut être un ex-membre du gouvernement ou un de ses proches et venir négocier l’acquisition d’un terrain de l’Etat à des conditions bradées. Pour que la réforme puisse marcher, il faudrait donc que tous ceux qui pensent disposer d’assez de pouvoir pour demander des privilèges se plient aux exigences de la loi. Et ils sont nombreux à venir frapper à la porte de la direction des domaines.Mohamed BENABID

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc