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    A reculons

    Par L'Economiste| Edition N°:4239 Le 24/03/2014 | Partager

    Alerte citoyens! Tirons les ponts-levis, notre souveraineté linguistique est menacée... Au risque de prendre encore une fois une bordée d’injures par absence d’arguments chez nos détracteurs, d’être taxés de francs-tireurs de la francophilie, nous persistons à croire que la polémique autour des classes internationales est un combat d’arrière-garde. Ce chantier a mis le feu aux poudres depuis quelques semaines avec, en point d’orgue, une étrange proposition de loi pour la «protection de la langue arabe».
    Les voix qui s’élèvent pour prendre cette orientation paraissent pour le moins décalées par rapport aux enjeux du marché de l’emploi, de l’excellence et de la réalité académique. Si elles doutent, qu’elles aillent alors sonder les profs qui sonnent l’alarme sur la dégradation continue du niveau des élèves en langues étrangères, sur le décrochage dans les filières scientifiques pour les mêmes raisons. Non, cette fronde contre les classes internationales ne peut être une idée de Benkirane qui a la lourde responsabilité de soigner le niveau catastrophique de l’enseignement, de renforcer les chances d’employabilité. Non, ça ne peut pas être une initiative de Lahcen Daoudi, qui réfléchit à l’éventualité d’imposer des tests de français pour accéder aux études universitaires (voir les développements dans notre édition de mardi). Non, ça ne peut pas être non plus un lobbying de la lame conservatrice de l’Istiqlal dont une partie a fait le choix, et elle est libre, de scolariser ses enfants dans des établissements français. Ça ne semble même pas être une proposition concertée avec les autres partis de la majorité...
    Alors, qui part en guerre contre les classes internationales, une expérience pédagogique, marocaine et non française, soit dit en passant, laquelle donne sa chance aujourd’hui au bilinguisme, demain au multilinguisme? Qui défie des familles qui, elles, ont plébiscité les six premières classes? Qui veut prendre le risque de renforcer les qualifications des élèves marocains... à reculons? Alors qui?

    Mohamed Benabid

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