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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:1589 Le 28/08/2003 | Partager

L'artisanat marocain découvre, à ses dépens, les effets de la mondialisation. Pour n'avoir pas su s'adapter aux attentes du marché, ce secteur si important pour l'économie par son caractère stabilisateur social, découvre qu'il accuse un gros retard sur la concurrence. De nouveaux larrons très dynamiques sont apparus sur le marché international, essentiellement de l'Asie et l'Europe centrale. Malgré le coût du transport dû à l'éloignement des débouchés, leurs produits sont plus compétitifs que les exportations marocaines. Certains concurrents du Maroc ont non seulement (bien) copié ses produits, mais les ont améliorés en investissant dans le process de production, le design et le marketing, trois faiblesses structurelles de notre artisanat. Pour le Maroc, la seule source de différenciation face à des concurrents aussi agressifs résidait dans la construction d'une image de marque très forte sur le marché. Il ne l'a pas fait. Ce label "made in Morocco" dont on parle tant depuis plus de vingt-cinq ans est resté au stade des colloques. Le plus grave est que le Maroc perd des positions même sur des niches naguère considérées comme sa chasse gardée. Sur certains articles de maroquinerie, une des locomotives de l'artisanat sur les marchés extérieurs, les exportateurs chinois affichent des prix moins élevés que leurs homologues marocains, malgré l'avantage de l'image en notre faveur. L'excuse de la main-d'oeuvre moins chère ne tient pas car chez nous, l'artisanat n'est pas non plus un modèle en la matière. La contrebande sociale y fait des ravages. Sur la capacité d'adaptation comme sur bien d'autres domaines, la Chine n'a pas fini décidément de nous administrer des leçons.Abashi SHAMAMBA

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