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    L'Edito

    Râteau

    Par L'Economiste| Edition N°:2119 Le 29/09/2005 | Partager

    Le secteur des assurances est plein de paradoxes. Les indices témoignant de la vigueur de l’activité se sont multipliés ces derniers temps. En témoignent le rachat par le groupe Saham de la CNIA, et plus récemment, la montée en puissance de la CDG à travers le rachat des 40% de Sanad-Atlanta. Un poids lourd de la taille du dépositaire amènera sans doute la concurrence à ajuster les stratégies. Il y a aussi la création d’un groupement par les plus gros cabinets de courtage. Une mesure qui n’est sans doute pas un concours de circonstances. En matière d’intermédiation d’assurances, des cabinets comme Lahlou-Tazi, Gras-Savoye ou encore Aceca relèvent d’une autre dimension. C’est quasiment des mini-compagnies d’assurances en puissance. A ce niveau-là, les appétits et les ambitions sont tout autres. Les clivages entre gros courtiers et petits intermédiaires relevaient jusque-là du non-dit. Désormais, ils sortent au grand jour. Aux antipodes de cette effervescence en termes d’alliances et de stratégies, il est cependant étonnant de constater que l’assainissement du secteur marque le pas. Sur ce plan, les derniers échos ne sont guère rassurants. Il est par exemple inquiétant d’apprendre que deux compagnies d’assurances au moins, défient la loi au regard du respect des marges de solvabilité et que les autorités de tutelle laissent faire; soit parce qu’elles redoutent d’affronter des parapluies puissants ou craignent d’en faire des crises sociales. A ce jeu-là, il vaut mieux ne pas prendre de risque. Pour rappel, nous savons pertinemment ce que nous a coûté le manque de clairvoyance sur les 5 sociétés liquidées. C’est ce qu’on avait appelé à l’époque se prendre un râteau. Gare au prochain, si l’on n’y met pas bon ordre. Mohamed BENABID

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