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L'Edito

Radio

Par L'Economiste| Edition N°:956 Le 13/02/2001 | Partager

Le protectionnisme inversé, c'est l'autorisation des produits étrangers et l'interdiction des produits locaux. Le Maroc le pratique dans l'audiovisuel qui, par la grâce de la parabole, s'est libéré... mais pour les étrangers seulement. N'importe qui, nation ennemie ou entreprise privée, peut émettre de la politique, du football ou des soirées chaudes, à partir d'Algésiras. Sur leur sol, les Marocains n'ont le droit que de consommer. Quant aux monopoles étatiques ou concédés, TVM ou 2M, RTM ou Médi1, tous perfusés par le contribuable, ne tiennent plus l'audience face aux TV5, MBC, Al Jazira et autres TPS. Même le message officiel n'est plus passé.M. Aberrahman Youssoufi a plusieurs fois annoncé la libéralisation de l'audiovisuel et la dernière fois, il s'était donné un an pour tout ficeler. Un an est passé et depuis, silence radio... L'audiovisuel libre aurait rapporté gros en matière d'emplois, de richesses, de culture, d'image du pays. Mais, il y a les résistances «politiques»: on craint que l'ouverture des ondes ne profite aux islamistes et autres subversifs. Ces fantaisies ont été servies contre les télécommunications: il ne fallait pas libéraliser, car les étrangers allaient nous espionner et la police n'aurait plus pu faire de l'écoute téléphonique. C'était il y a à peine 5 ans.En attendant, le fait précède le droit. 2M et l'Université d'Ifrane créent leur radio et s'engouffrent dans une brèche ouverte par l'OFEC avec Radio FM. Pourquoi eux et pas les autres? Radio Kaoukab à Marrakech, FM Beach à Agadir et en anglais, Radio Bourse pour relancer l'indice... C'est la proximité qui aujourd'hui fait l'audience, la publicité et la viabilité des radios. Contre eux, Médi1, une bonne radio «internationale», ne tiendrait plus avec ses «faits marquants» de Berlin et sa revue des éditoriaux américains, qui ne dérangent personne, mais n'intéressent personne.Le Premier ministre devrait donc tenir sa parole et ses délais, ou lancer une Radio Youssoufi pour s'expliquer.Khalid BELYAZID

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