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    Par L'Economiste| Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager

    C'est un véritable casse-tête pour le ministre de l’Intérieur. Taieb Cherkaoui était loin d’imaginer un instant la tournure que prendrait cette affaire de liste nationale consacrée aux femmes. La loi organique de la Chambre des représentants a prévu d’intégrer des jeunes dans cette liste. Depuis cette annonce, c’est le branle-bas de combat. Ce ne sont pas les partis qui proposent d’augmenter l’âge des jeunes qui l’inquiètent, encore moins la baisse du seuil, réclamée par les petites formations. C’est le tir groupé que préparent les femmes qui risque de lui donner des insomnies.
    Les associations féministes et les femmes engagées dans les partis politiques refusent d’accueillir les jeunes sur leur liste. Même si elles constatent que le nombre de leurs sièges est en progression, rien n’y fait. Elles en ont fait une histoire de dignité et sont persuadées que cette disposition ne fera pas avancer la cause des femmes, ni réaliser la parité contenue dans la nouvelle Constitution. Cet aspect de leur détermination donne un avant-goût sur les bagarres à venir pour les têtes de liste.
    Pour l’heure, la riposte s’organise. On réveille les réseaux féministes dormants. Les réunions de concertation se multiplient et le débat public finira par s’installer dans les prochains jours. Dans cette bataille, la solidarité féminine transcende l’appartenance partisane. Qu’importe la couleur du parti, c’est la défense des droits des femmes qui prime. Ce type d’union représente une force politique, si elle est bien canalisée, elle peut soulever des montagnes. Ces femmes veulent mener des actions au grand jour, loin des coulisses obscures. Un lobbying qui finira certainement par payer, d’autant qu’il est difficile de faire marche arrière sur un acquis, ce fameux quota, même s’il fut à l’origine anti-démocratique.

    Mohamed CHAOUI

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