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L'Edito

Provisoire

Par L'Economiste| Edition N°:1413 Le 11/12/2002 | Partager

Lorsque le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt. Si Mahatma Ghandi était toujours en vie, il trouverait sans doute matière à inspiration dans la curieuse manière avec laquelle sont “prises en charge” les victimes des inondations. Il faut l'avouer, les dernières intempéries ont eu le mérite (dont on se serait bien passé) de mettre à nu la précarité dans laquelle vit une partie des habitants de Mohammédia. A quelques dizaines de mètres des citernes de la Samir, des familles entières logent depuis des années dans des habitations de fortune. Pas d'eau, pas d'électricité, pas de réseau d'assainissement... l'archétype de la construction anarchique. Il aura fallu l'incendie de la raffinerie et l'eau de Oued El Maleh pour se rendre compte de cette triste situation. A l'issue des derniers sinistres, ces populations ont perdu ce qui leur servait de toit. Et il faut remercier le Ciel pour avoir évité un scénario d'apocalypse. Car en supposant qu'il y ait eu explosion, le bilan aurait été beaucoup plus conséquent.Que propose-t-on à ces populations en guise de maigre consolation? des tentes, c'est-à-dire d'autres habitations de fortune où se serrer l'hiver. Et s'il faut en plus compter avec le détournement des aides comme cela est rapporté dans notre enquête qui sera publiée demain... non et non! Des tentes, c'est mieux que rien mais cela reste tout de même une manière désinvolte de s'attaquer à des problèmes de fond. Il est hypocrite de prêcher un discours politiquement correct sur un des piliers des droits de l'homme et d'ériger, comme solution, des camps de réfugiés, à la première occasion. L'Etat reconnaît de fait son incapacité à offrir à une frange de sa population des logements décents et son incapacité à gérer les situations d'urgence. C'est peut-être une solution provisoire. Mais on sait ce que c'est depuis les inondations de 1996 à Casablanca. Les Marocains sont particulièrement échaudés par le provisoire qui dure. Mohamed BENABID

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