L'Edito

Promesses

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5087 Le 16/08/2017 | Partager
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Une appréciation réaliste et objective du rendement parlementaire ne peut esquiver certains dysfonctionnements. Celui de l’absentéisme en est un. C’est ce sujet hautement inflammable que vient de rallumer le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, en menaçant de sanctionner ceux qui sèchent.

Des mesures promises vainement par ses prédécesseurs. Si les intentions de ponction sur indemnités sont souvent là, le passage à l’acte est difficile, faute de consensus et de popularité, les parlementaires hésitant à déjuger leurs confrères, par solidarité ou peur de représailles politiques.

Les enjeux sont pourtant considérables puisqu’il s’agit d’améliorer l’arbitrage législatif sur des chantiers qui engagent souvent l’avenir du pays. Les orientations que prennent certaines réformes, les trous dans certains textes, leurs incohérences plaident pour des législatures ratées ou déséquilibrées.

Certains partis utilisent leurs présences massives au Parlement pour prendre le dessus.  Pour le PJD par exemple, les deux Chambres sont plus qu’une vitrine. Les autres formations devraient pouvoir en faire autant pour rééquilibrer les rapports de force.
 La facture des élus fantômes n’est en réalité jamais indolore. 

Au-delà des slogans des séances du mardi, et des scènes de mandatés vociférant beaucoup, mais agissant peu,  la qualité du travail législatif doit pouvoir s’appuyer sur un argumentaire technique de fond. Il exige beaucoup de transparence pour laisser aux électeurs un vrai pouvoir d’évaluation.

La publicité autour des conditions de déroulement des scrutins, c’est-à-dire savoir qui vote pour quoi, est un moyen tout aussi efficace que les prélèvements sur salaires pour réhabiliter le Parlement. Là également, les sujets éligibles aux  promesses de réformes ne manquent pas.

 

 

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