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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4873 Le 11/10/2016 | Partager
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Qui peut encore parler de tahakoum? C’est bien le parti de Benkirane qui est arrivé premier aux dernières élections, et c’est bien Benkirane qui est chargé par le Roi de former le prochain gouvernement. Des négociations qui ne s’annoncent pas de tout repos, aussi bien pour les grands que les «petits» partis. L’acte de démission déposé par Mezouar au bureau politique du RNI augure d’ores et déjà des tiraillements qui secouent une classe politique en perte de repères et en quête de direction. Particulièrement, les anciens alliés de la majorité qui ont du mal à renégocier une existence pour cette législature.
Le PJD et le PAM sont en principe privilégiés dans la formation des majorités parlementaires. Seulement le challenger semble dans une situation plus confortable que le parti arrivé premier. Quelle que soit la configuration définitive du paysage politique, le PAM n’est pas prêt de brader son score et décevoir son électorat. Sa montée inédite avec 102 sièges, soit plus du double par rapport à 2011, souligne avant tout que la société marocaine n’est pas travaillée uniquement par une alternative islamiste, mais qu’il y a, et fort heureusement d’ailleurs, une demande de renouveau et un plébiscite pour un autre système de valeur. Cette mouvance n’est pas à négliger, et dans un souci de cohérence vis-à-vis de ses électeurs elle semble vouloir s’ériger en véritable force d’opposition. Le PJD sera en revanche sous pression de devoir constituer une majorité dans les délais.
L’enfermement de nombreuses formations dans des positions minoritaires, c’est aussi ce qui pouvait arriver de pire pour ce scrutin. Battues aux élections mais conservant leurs ambitions de pouvoir, elles se retrouvent réduites au maigre espoir de petits arrangements dans la course aux fauteuils ministériels. Reste à savoir à quel prix pour le vainqueur.

 

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