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L'Edito

Principes

Par Nadia SALAH| Edition N°:5621 Le 24/10/2019 | Partager
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Oh! Que voilà une étonnante nouvelle!  Il n’y a plus de niches fiscales en Europe. Pas plus que de paradis du même nom. Des zones grises, alors? Pas davantage!

Il n’y en a point au Luxembourg. Pas la plus petite ombre en Irlande. Même pas le fantôme d’un fantôme dans les îles anglo-normandes. Rien, absolument rien dans la Grèce des monastères. Un petit brouillard sur les banques maltaises?  Que nenni! Il n’existe que les autoroutes en guise de frontière avec Monaco, San Marino… 

En revanche, en Tunisie et au Maroc, il aurait été tout à fait inadmissible, pécuniairement et moralement, que trois ou quatre zones continuent de proposer des exonérations fiscales. Fussent-elles limitées dans le temps et encore plus dans le taux. Là n’est pas du tout le problème, puisque c’est une question de principes supérieurs. Oui madame, oui monsieur.

Dans l’Union européenne, on ne compte pas les lieux, virtuels ou non, bénéficiant d’exonérations, de bonifications, voire de subventions directes, que personne n’ira se faire rembourser. Il existe des dizaines de mots-écrans pour masquer tout le dispositif soutenu par des lobbies. En France, le système effare les préfets de la République et enchante les élus locaux. Mais il est partout le même.

Le Maroc est agacé par la mauvaise volonté, la mauvaise foi de l’Union européenne sur le chapitre des politiques de développement. Par rapport aux stratégies en usage sur le vieux continent, ce que le Royaume devrait, doit appliquer chez lui, est un système punitif.

La dernière fois, Bruxelles avait agi en catimini attendant la dernière minute pour lancer une concertation promise des mois plus tôt à Rabat. Il faut saluer ici la réactivité des hauts fonctionnaires, partis sur l’instant stopper le saccage en préparation. L’opération est revenue sur la table… On sait depuis les anciens Grecs, qu’il faut se garder de ses amis… Et pourtant l’auteur de l’adage était borgne.

 

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