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Par L'Economiste| Edition N°:2704 Le 31/01/2008 | Partager

Pour une même classe d’âge, l’Algérie a deux fois plus de jeunes dans ses universités et ses grandes écoles que n’en a le Maroc. Et, proportionnellement, la «petite» Tunisie, elle, en a trois fois plus!Qui des trois pays du Maghreb a le plus de chance face à la complexité de la globalisation ? Qui en a le moins?Pas la peine de faire un dessin…Quand le Maroc a fêté son cinquantenaire, il aurait dû faire une mention spéciale pour ses cinquante années de totale incompétence en matière d’éducation. Cinquante ans de politique et de polémiques. Cinquante ans de réformes et de réajustement… Cinquante ans de commissions nationales ou royales, de colloques et d’autres Cosef… pour finir bon dernier, très loin derrière les autres pays de la classe Maghreb qui n’est pourtant pas brillante!Une question de budget? Certainement pas! Quand on met plus du tiers des dépenses publiques dans l’enseignement, c’est qu’on ne donne vraiment pas dans la mesquinerie.C’est une question d’hommes et uniquement de cela. On accepte comme une fatalité du destin que seules quelques poignées d’enseignants se préoccupent de faire réussir leurs élèves quand 150.000 autres s’en moquent pas mal. On parle de démobilisation, comme si c’était une fatalité météorologique, comme la pluie qui tombe ou ne tombe pas.C’est inadmissible. La motivation n’est pas la pluie, l’absence de motivation du corps enseignant ne se soigne pas avec quelques dizaines de dirhams d’augmentation. Ce n’est plus une question d’argent. Nous sommes tombés si bas qu’il faut des mesures radicales et radicalement différentes de tout ce qui s’est fait jusqu’ici. Il faut oser autre chose au lieu de démissionner devant l’avenir des enfants et du pays.Là où est tombé le Maroc de l’éducation, il faut un remède de cheval au corps enseignant. Et si pour une fois on parlait vrai et efficace, si on parlait enfin de prime de rendement, au nombre d’élèves qui réussissent?Nadia SALAH

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