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L'Edito

Pressions

Par L'Economiste| Edition N°:974 Le 13/03/2001 | Partager

Les données officielles sont sans appel: plus de 44.000 emplois perdus dans le textile en un an et demi. Les industriels crient depuis plusieurs mois à la débâcle de leur secteur. Ils avaient calculé avec des moyens approximatifs que les pertes d'emplois devaient se situer à 30.000. Tout le monde espérait qu'ils se trompaient. Quelques-uns ont même dit qu'ils exagéraient, voire qu'ils mentaient. Certes, les industriels du textile se sont trompés, lourdement trompés: leurs chiffres sont faux parce qu'ils sont très nettement en dessous de la vérité. Les déperditions d'emplois sont moitié plus élevées qu'ils ne l'ont cru. Ce qui veut dire que le problème est à moitié plus grave qu'ils ne l'ont dit.Et pourtant, les industriels ont été promenés de promesse en promesse, de réunion en réunion, jusqu'à ce qu'on les traite tout net de menteurs. Parallèlement, les pressions se sont multipliées à l'encontre de ceux qui parlaient de la surévaluation du dirham, de craintes des donneurs d'ordre ou de la multiplication des conflits sociaux sans fondements. Pressions aussi à l'encontre des journaux qui ont rendu publiques les inquiétudes de tout un secteur (ces pressions n'ont pas fait taire L'Economiste!). Mais, ce n'est pas avec des pressions sur l'information que la politique économique devient miraculeusement bonne. Le niveau des pertes d'emplois dans le textile est si élevé que personne ne peut plus se cacher derrière son petit doigt en disant qu'il ne s'agit que d'un ajustement, d'une simple phase de reconversion, d'erreurs de management... Les chiffres sont nets: le dirham trop cher et le climat social pourri ont creusé le déficit commercial et développé la précarité du travail. Et bien pis encore: ils ont massivement exporté des emplois.Nadia SALAH

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