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L'Edito

Pression

Par L'Economiste| Edition N°:3135 Le 23/10/2009 | Partager

La paix sociale est-elle rompue? Quatre centrales syndicales appellent à une grève nationale de 24 heures dans l’enseignement jeudi prochain. A la clé, des sit-in devant les académies à travers le pays. Ahmed Akhchichine doit-il trembler sous la menace de cette «union sacrée»? Certainement pas, puisque le dialogue dans l’enseignement est continu même si la carte syndicale est éclatée. Visiblement, il n’y a pas eu d’échec qui pourrait justifier le recours à cet appel à la grève. Ce mouvement trouve incontestablement son origine ailleurs. Les centrales l’utilisent comme moyen de pression sur le gouvernement à la veille de l’ouverture du dialogue social lundi prochain. Mais en réalité, ce sont les élèves de l’enseignement public qui vont trinquer. Ils seront encore une fois les premières victimes de ces surenchères syndicales. Déjà leur niveau scolaire est dans un état déplorable. Et ce n’est pas très glorieux de les priver de deux jours de cours. Ce qui pousse à poser une question centrale: cette grève est-elle opportune au moment où les pouvoirs publics ont injecté beaucoup d’argent pour que le plan d’urgence puisse sortir le système d’enseignement de l’impasse? La réponse s’impose quand on sait que les aberrations de notre système éducatif ont souvent frôlé le ridicule. Les absences des enseignants se multiplient au point que le nombre d’attestations de maladie, parfois imaginaires, a atteint des records. Si le ministère a décidé de serrer la vis, c’est pour mettre de l’ordre dans un secteur qui plombe la compétitivité et l’avenir du Maroc. Et que chacun rende des comptes.Dans cette affaire, le Premier ministre assume toute la responsabilité lorsqu’il a décidé de suspendre les retenues sur salaires des grévistes. Il pourrait réactiver ce dispositif pour éviter ces grèves sauvages.Mohamed CHAOUI

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