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L'Edito

«Précarisations»

Par L'Economiste| Edition N°:4072 Le 11/07/2013 | Partager

Les livraisons d’électricité comme les ventes de ciment sont les deux meilleurs traceurs du comportement de l’économie nationale.
Pour les premières, il a fallu attendre la remise en route des climatiseurs pour voir décoller la consommation. Malheureusement, cela n’a pas grand-chose à voir donc avec l’activité productrice de valeur : c’est de la consommation tout simplement. En plus, c’est une consommation artificiellement entretenue puisqu’il a fallu sans cesse rajouter des subventions aux subventions de l’ONEE. Rien que pour cette année, on en est déjà à 1,7 milliard de DH, ce qui n’est pas une broutille, surtout quand on sait que, depuis des années, le capital technique de l’Office, mal entretenu, devient précaire, pour cause d’économies de bout de chandelle.
Quant aux ventes de ciment, le premier semestre accuse un recul de presque 13% (voir nos informations ci-contre). Bien sûr, la pluie participe aussi à ce recul. Tout le monde se félicitera de ces bienheureuses ondées, tant pis si elles ont gêné l’activité du secteur de bâtiment: le Maroc tout entier s’y retrouve en richesse agricole. Sauf que cette pluie arrose aussi une réalité moins heureuse, celle des chantiers publics en panne.
Pour un bureaucrate ou un politicien, un chantier en panne, c’est juste un chantier qui prend du retard et qui attend des jours budgétaires meilleurs.
Pour les gens, les «vrais gens», c’est toute une autre histoire, une histoire dramatique de dominos. Dans cette histoire, il n’y a pas que le problème d’une infrastructure dont l’absence n’entraîne «que» du manque à gagner. Il y a aussi et surtout les pertes sèches, les destructions de valeurs existantes qui se produisent dès que l’Etat met en difficulté les entreprises autour de lui. Et la misère des gens se réinstalle: on le voit déjà dans les statistiques de l’emploi. Déjà une grande masse de travailleurs sont tombés dans l’enfer du précaire.

Nadia SALAH

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