×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Pouvoir

Par L'Economiste| Edition N°:2169 Le 12/12/2005 | Partager

LE ministère des Finances est légitimement fier du niveau de réserve de changes; il souligne sa capacité à battre ses propres records. Mais c’est un drôle de ministère où ses propres services agissent à leur guise puisque dans le même temps, l’Office des changes ne trouve rien de mieux à faire que d’embêter les banques pour qu’elles rétablissent ou établissent un contrôle de plus en plus tatillon. Il y a un quart de siècle (en pleine crise des changes, il faut le souligner), l’Etat et ses serviteurs avaient eu l’intelligence de prévoir la sortie de cette crise tout comme ils avaient eu l’intelligence de comprendre que plus ils s’acharneraient à contrôler les changes, moins il y aurait à changer.Ce n’était donc pas par hasard s’il y a fort longtemps déjà, l’Office des changes avait délégué aux banques l’essentiel du contrôle. Or, les banques sont des entreprises commerciales qui n’existent et ne se développent que si elles savent satisfaire leurs clients. Il était donc évident qu’elles auraient à cœur de libéraliser. Mais pas n’importe comment! Elles l’ont fait en fonction des possibilités et des besoins du terrain, et pas en fonction de quelconques oukases bureaucratiques. Et c’était précisément le but du jeu: voir où étaient les vrais besoins, observer comment les compétences se développaient, apporter par touches avec la Banque centrale les savoir-faire qui manquaient… De la belle ouvrage et en douceur. A l’extérieur, on n’en voyait que le défilé régulier des circulaires libérant une opération, puis telle autre… La démarche comptait autant que l’objectif: c’était toute l’intelligence de cette stratégie.Apparemment, tout s’est perdu: objectif, méthode et même l’intelligence stratégique de l’action. Et on se retrouve aujourd’hui avec des réserves surabondantes tandis que l’Office des Changes ne pense qu’à s’arroger du pouvoir en remettant en cause la lecture de libéralisation déjà faite par ses propres services! Il y en a qui ont un vrai génie du retour en arrière!Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc