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L'Edito

Potentiel

Par L'Economiste| Edition N°:4171 Le 13/12/2013 | Partager

C'EST un véritable appel de détresse que semble lancer le secteur de l’immobilier. Des méventes,  des promoteurs pris dans la nasse financière et une (presque) nouveauté aujourd’hui,  la crise qui s’installe officiellement dans le social. L’Economiste avait déjà signalé la tendance en août. Pour les opérateurs, la leçon est cruelle et sans appel. Dans le haut standing, le diagnostic est presque connu.  C’est l’effet boomerang après la folie des grandeurs sur des villes comme Marrakech ou sur certaines stations balnéaires.  Les opérateurs y ont investi lorsque les demandes (ou du moins leurs perspectives)  semblaient défier les lois de la gravité. Or le supercycle semble loin derrière. Dans ce débat, la question du financement revient avec insistance. Les délais de traitement des dossiers de crédits peuvent paraître longs, crise oblige.
Les banques marocaines ne semblent en revanche pas avoir massivement  resserré le robinet, du moins pas au niveau de la promotion immobilière: même avec un recul de 2,1%, c’est tout de même un encours de 67 milliards de DH qui est consacré aux opérateurs à fin octobre. Le secteur a raison de reprocher au budget 2014 son manque d’ambition pour le logement de la classe moyenne. Pour autant, la filière n’est pas indemne de tout reproche. Du terrain, continuent de remonter encore bien trop souvent des pratiques délétères qui ne contribuent pas à éloigner la défiance vis-à-vis de la promotion immobilière. Comme la persistance du noir qui nourrit le risque de bulle-surendettement des ménages et peut se transformer en redoutable piège à insolvabilité et contentieux... Certains opérateurs ont suffisamment de cartouches  pour éviter le krach, d’autres ont redimensionné les projets.  D’autres encore comme Addoha ont fait le pari de la croissance externe sur des marchés prometteurs comme en Afrique, adapté leurs bases de coûts pour pouvoir négocier de meilleurs rapports qualité-prix. La bonne nouvelle donc, c’est que le secteur n’a pas épuisé tout le potentiel.
 

Mohamed BENABID

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