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L'Edito

Politique

Par L'Economiste| Edition N°:1931 Le 04/01/2005 | Partager

Les lois de Finances ne passionnent plus comme dans les années 80. Il n’y a plus de combats politiques importants: depuis des années, l’Etat assouvit ses besoins avec les privatisations; il ne demande donc plus aux parlementaires d’augmenter les impôts. Et chaque fois, le miracle se reproduit: au moment où les poches sont vides, on vend une belle entreprise. Il y a longtemps que plus personne ne songe à faire de la politique économique avec les privatisations ou avec le budget. Plus personne n’a l’air de savoir ce qu’on appelle «politique économique». On encaisse, on décaisse, et cela vous occupe tout un gouvernement d’un bout à l’autre de l’année!Le malheur, c’est qu’on décaisse toujours plus vite qu’on encaisse. Et que le tabac, le téléphone ou la banque… on ne peut les vendre qu’une fois. Et pour être franc, cela préoccupe fortement les partenaires du Maroc. En particulier, commencent à être sérieusement préoccupées les institutions comme la Banque mondiale ou le FMI. Leur travail, c’est de veiller à ce que tous les membres respectent les ratios financiers, pas uniquement pour que cela soit joli dans les comptes, mais parce que c’est le seul moyen de faire fonctionner les relations internationales. Quand un d’entre eux chute, alors c’est le PAS qui s’applique. Le programme d’ajustement structurel avait été très mal vécu quand il s’était appliqué au Maroc de 1983 à 1993. En fait, il faut bien savoir ce que c’est: c’est un abandon d’une grande partie de la souveraineté économique. Le pays qui ne sait pas gérer ses finances publiques au point d’aller de déficit en déficit, laisse faire le FMI à sa place.Mais le pis dans cette affaire, ce n’est pas que le risque soit là, plus pressant chaque année. Le pis c’est que parfois, on se prend à penser que finalement, ce ne serait peut-être pas si mauvais: au moins, les experts du FMI savent ce qu’ils veulent. Ce n’est malheureusement pas le cas des élites politiques du Maroc.Nadia SALAH

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