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    Par L'Economiste| Edition N°:4545 Le 11/06/2015 | Partager

    Pour la deuxième année consécutive, les fuites au bac font le spectacle. En principe, là où l’engagement moral a failli, le dispositif de surveillance doit prendre le dessus. Or, vraisemblablement, l’artillerie annoncée pompeusement par l’Education nationale pour parer à l’antisèche n’a pas esquivé tous les coups. Pas étonnant. La fraude aux examens n’est pas un phénomène particulièrement nouveau. Dans pratiquement tous les pays, l’histoire des épreuves du bac est émaillée de scandales isolés ou de grande ampleur.
    Aujourd’hui, le seul changement c’est que les nouvelles technologies ont contribué à dupliquer son étendue. L’émotion suscitée auprès des élèves et des parents pour des cas confirmés ou présumés est une réaction normale. Quelque part c’est un contrat important de la société qui est sabordé. L’on se désolera au passage de l’ingéniosité d’une poignée de tricheurs, une manne de matière grise que l’on souhaiterait voir mobilisée à des tâches beaucoup plus nobles sur le plan académique.
    Une fois le constat fait, il faut éviter deux erreurs. La première est de vouloir punir tout le système par la faute des errements de quelques-uns ou de faire supporter aux candidats honnêtes les éventuels bugs du ministère.
    La deuxième est de ne pas analyser la portée de ce type de rebondissements par rapport à ce qu’ils sont. Pour en atténuer le côté guillotine, dans des rendez-vous où parfois le destin se jouait à pile ou face, le Maroc a réformé le bac, introduisant au début des années 90 une dose d’évaluation continue. L’abandon de l’emprise d’un examen unique a sans doute atténué un peu la crise, mais pas assez pour dissuader les candidats des tentations de fraude. Ces défauts sont d’abord le miroir des dysfonctionnements d’un système qui n’est pas capable d’apporter en 12 ans un bon niveau de formation à l’ensemble de ses élèves. Et qui a fini par enfanter un drôle de mythe, celui de la réussite-poker.
    Mohamed Benabid
     

    Mohamed Benabid

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