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L'Edito

Plus jamais ça

Par Nadia SALAH| Edition N°:5068 Le 19/07/2017 | Partager
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Il y a quelques mois, des voix s’élevaient pour dire qu’on se passe très bien de gouvernement.  Il y avait deux courants. Le premier, d’inspiration anarchiste, pensait sincèrement que tout se passait bien, qu’on pouvait continuer sans gouvernement. Anarchiste mais aussi gentiment naïf, aveugle aux dérèglements socio-économiques. 
Un autre courant, très politique,  faisait sciemment pression pour qu’aucune solution ne soit cherchée en dehors de Abdelilah Benkirane, chef charismatique du PJD.

Politique et ouvertement cynique, préférant clairement  la crise socio-économique  à toute autre solution, même choisie  au sein du PJD.  Ce courant reste virulent. On se demande s’il ne va pas faire éclater ce parti, qui a pourtant gagné les élections. Là n’est pas la question aujourd’hui.
En réalité, c’est un moment terrible que les Marocains ont traversé, des élections jusqu’à la coalition d’El Othmani. Les faillites d’entreprises pour le premier semestre 2017 sont les pires depuis que l’on tient ce genre de statistiques.  
Dès la fin de 2016,  la circulation de l’argent s’est ralentie, entraînant une nouvelle série de faillites. Prudemment chacun a gardé en caisse ce qu’il pouvait pour «sauver sa peau». Ipso facto ses clients plongeaient dans la déshérence. Pour les PME et les TPE, dont la politique publique dit prendre grand soin (sic!), la contagion est inévitable. Les drames vont en se cumulant, entraînant des familles entières dans des difficultés insurmontables. 
Heureusement en avril, retournement de situation. Ce n’est pas le miracle souhaité. Ce n’est même pas le retour des années 2011-12.  On en est loin (Cf. ci-contre). Mais la chute de l’économie marocaine s’est enfin ralentie.
Ni par sotte naïveté, ni par hypocrisie sardonique, plus jamais la société marocaine ne devra être prise en otage par des politiciens prêts à tout pour leur carrière personnelle.

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