×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    L'Edito

    Placard

    Par L'Economiste| Edition N°:4112 Le 13/09/2013 | Partager

    IL y a deux  manières de lire l’opération gouvernementale d’explication des enjeux de l’indexation. La première est d’interpréter l’initiative de Najib Boulif pour ce qu’elle devait être. Un exercice de communication, normal dans le cahier des  charges  d’un exécutif appelé à motiver ses décisions. La seconde est d’en relever le caractère exotique, du moins rapporté  au déficit de transparence qui caractérise une grande partie des chantiers de ce gouvernement. Si ce n’est un attachement quasi obsessionnel à la rhétorique de l’indignation, «contre ceux qui pillent le pays, ceux qui les empêchent de travailler», l’absence de mise en perspective a en effet été constante chez l’équipe aux commandes. Ou au mieux, toujours cette impression de parler au passé.  Or c’est d’avenir dont les Marocains ont besoin qu’on parle. C’est le minimum qu’on puisse exiger de la politique. Il ne sert à rien de sous-estimer les enjeux  des dossiers compliqués,  les questions qui fâchent  en arguant d’impératifs d’imprévisibilité. La vraie thérapie, c’est de parler sans tabou de la dangerosité, du risque qu’une décision comme l’indexation, tout comme l’ouverture du capital des cliniques, fait prendre, mais aussi des bienfaits que pareilles mesures peuvent apporter pour les finances du pays, l’investissement... Parler aussi des risques que nous sommes prêts ou pas à prendre collectivement... Parler enfin d’alternatives audibles, de programmes clairs... peut-être que tout celà existe dans l’actuel placard du gouvernement, et on l’espère aussi, du prochain... mais il faut le faire savoir.

    Mohamed Benabid

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc