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    L'Edito

    Piratage

    Par L'Economiste| Edition N°:2096 Le 29/08/2005 | Partager

    Un tout jeune adulte (ou un grand adolescent) de 18 ans va devoir répondre de plusieurs délits informatiques, dont celui d’avoir diffusé un «ver» (sorte de virus informatique), de son invention, utilisant une faille de Windows 2000. Le propriétaire de Windows, Microsoft, reconnaît le défaut et affirme qu’il a immédiatement verrouillé cette faille. Pour autant qu’on le sache, ce jeune Rbati n’a pas utilisé sa création de manière crapuleuse. D’autres l’ont fait, notamment en Turquie, et devront, eux aussi, répondre de leurs actes devant la justice de leur pays.Naturellement, on hésite entre la sympathie pour ce jeune de Rabat et l’inquiétude quant aux dangers de ses «inventions».Un retentissement important a été donné à cette affaire. En effet, il y a des intérêts très strictement commerciaux: Microsoft voulait faire savoir partout qu’elle avait remédié aux failles de son produit. Bill Gates est certes un faux jeune homme et un informaticien contesté, mais dans son entreprise, on sait ce que veut dire le mot business. Et au Maroc, ce serait une bonne idée de s’en inspirer sans état d’âme.Bien sûr, notre jeune Rbati va devoir répondre de délits tels que les définit la nouvelle loi sur la sécurité informatique, un texte qui est passé inaperçu lors de sa discussion au Parlement. Mais si ce type de délinquance ne fait pas autant de mal à l’image de marque du Maroc qu’on ne le dit. En effet, sans rien excuser, il faut admettre que l’existence de telles capacités techniques a créé les bases d’une réputation de savoir-faire. Si auprès des professionnels des NTI, les compétences marocaines sont connues, en revanche, auprès du grand public, elles ont encore une image à dessiner, et ce jeune pirate y participe. Il reste à ce que son procès soit juste et équitable, construit sur des débats intelligents, menés par des juristes aussi compétents dans leur domaine que le prévenu ne l’est en matière informatique. Nadia SALAH

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