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L'Edito

Pile ou face

Par Radia LAHLOU| Edition N°:4727 Le 11/03/2016 | Partager
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Migrants subsahariens. Un «intitulé» qui effraie tout le monde à commencer par l’Europe qui ne sait pas quoi en faire. Alors qu’à bien y penser, et avec une population vieillissante, elle devrait envisager ces arrivées de jeunes comme une manne providentielle. La mobilité humaine existe depuis des temps immémoriaux et il faudrait l’appréhender en tant qu’élément structurant des stratégies de développement pour l’avenir, car elle ne s’arrêtera pas.
A part Angela Merkel qui fait des efforts appréciables, que craignent finalement ces Etats qui «subissent» l’afflux migratoire? D’un pays qui se colore, de manquer d’emplois pour les autochtones, de ne pas pouvoir assumer ou assurer l’intégration des migrants? Ou de menaces plus graves, qui peuvent attenter à la sécurité de l’Etat, et la fermeture des frontières se justifierait alors indubitablement. Une attitude qui devrait être valable pour tous, normalement... Mais, non. Les pays aux portes de l’Europe sont priés de servir de garde-fous, pour cette population. Ici, au Maroc, côté face, on met en avant une politique de régularisation qui a tout de même profité à quelque 18.000 clandestins. Mais, côté pile, on voit dans quasiment toutes les grandes villes du Maroc des centaines de subsahariens vivre dans la précarité la plus totale, remplaçant peu à peu les figures familières de la mendicité marocaine.
Comme nous n’avons pas les moyens de les renvoyer d’où ils viennent, ni le visa pour les laisser passer de l’autre côté, on camoufle. On les cueille des villes frontalières où ils risquent de polluer nos relations avec l’Europe et on les relâche vers le centre, pour qu’ils soient moins visibles. Fès est symptomatique de la gravité de la situation. Ce sont de véritables camps de réfugiés qui se sont installés, créant de dangereux ghettos. Un drame humanitaire sans précédent que vit actuellement le Maroc qui devient une terre d’asile forcé en raison de politiques migratoires européennes trop strictes.

 

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