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L'Edito

Piège délicieux

Par Nadia SALAH| Edition N°:5057 Le 04/07/2017 | Partager
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Le monde vivait sous le régime du taux de change fixe, où le dollar servait de pont vers l’or, quand le 15 août 1971, le président Nixon décida de couper ce pont. La planète a cahoté pendant 18 mois puis s’est installée dans le flottement quasi généralisé, inscrit en droit par l’accord de la Jamaïque de 1976. De Nixon on n’a retenu que le Watergate et un raccourci historique nous fait voir sa décision monétaire comme rapide et brutale, ce qu’elle ne fut pas assez justement. Parce qu’il y eut des controverses avec des sénateurs durant quelques semaines, le dollar a perdu 10% de trop.

Depuis ce temps, le Maroc a un système de change un peu flottant et beaucoup administré. C’est très stable, du moins nominalement. C’est ce qui compte quand on regarde au jour le jour. Mais sur une longue période, un diable est à l’œuvre. Un diable ravageur, qui détache la productivité du Maroc du reste du monde. Les gens, Marocains ou pas, le savent très bien et mesurent parfaitement ce phénomène quand ils disent: «Au Maroc, c’est cher pour ce que c’est». Les déficits extérieurs découlent de ce constat.

Ce n’est pas tout. Quand, en plus, la politique politicienne multiplie les déficits budgétaires, on a la meilleure recette pour emmener, en chantant,  un pays à la ruine. Chaque dirham distribué à crédit accroît les achats à l’extérieur bien plus que la consommation interne. Le piège est imparablement délicieux. Ces phénomènes sont bien connus et incontournables.

La Banque centrale a choisi le printemps et une longue explication pour changer de système. Mauvais calculs: c’est la saison de forts paiements vers l’étranger et pas encore celle des grosses recettes. Et le gouvernement lui a rogné son libre arbitre.
Quant aux explications, elles alimentent la résistance d’acteurs qui ne veulent pas du changement, fut-il dans l’intérêt évident du pays.

 

 

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