×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Pétards

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4875 Le 13/10/2016 | Partager
    benbabid_edito.jpg

    Il fut un temps où l’école publique, même avec ses difficultés, ses crises  existentielles, n’était pas un mot vide de sens. Il fut un temps où les  ministres de l’éducation, les hommes politiques prétendant au pouvoir, conquis ou reconquis électoralement, avaient du caractère, gouvernaient, planifiaient, même s’ils ont été critiquables pour certains d’entre eux sur des arbitrages linguistiques fatals. Il fut un temps où il y avait plus de donneurs de solution que de donneurs d’avis et d’opinion. Il fut un temps où il y avait plus d’équipes de conduite de projets que de commissions pléthoriques «consultatives et délibératives», observatoires et autres coquilles vides...

    Entre-temps, le délabrement est passé par là. Il a englouti les compétences et engourdi les instincts de survie et mobilisation. Que les murs des établissements scolaires tombent en ruine, que les élèves se retrouvent à 70 dans des classes, qu’ils manquent des enseignants, des latrines ou du chauffage, qu’un jeune au Maroc sur trois ne soit ni à l’école ni en formation ni en emploi (cf. L’Economiste du 12 octobre), n’arrivent pas à empêcher un long glissement vers un électroencéphalogramme plat. Dans un système où  plus rien ne fonctionne comme prévu, ni gouvernance, ni planification et ni même un sursaut patriotique, faut-il  dès lors s’étonner que l’on n’arrive même plus à sauver l’essentiel, à savoir planifier et préparer une rentrée scolaire.
    Un autre fiasco qui banalise et cautionne une situation déjà scandaleuse. C’est tout ce qu’il y a à offrir pour l’heure pour la prise en main d’une jeunesse désœuvrée qui meuble ses journées, par un piètre dérivatif, à faire exploser les pétards. Avant de remonter, il est possible que l’on doive descendre plus bas. Battre un autre record en profondeur.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc