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L'Edito

Persévérer

Par L'Economiste| Edition N°:2661 Le 28/11/2007 | Partager

Il y a plusieurs manières d’analyser les résultats de la candidature marocaine à l’Expo internationale. L’on pourra dire, tout de même: Quel sacré coup de promo! Ou encore: Tiens donc, le Maroc sait conduire une campagne «efficace» qui lui a permis de rallier près de 59 voix au premier tour et 63 au deuxième! Ou encore se consoler à travers la célèbre devise de De Coubertin: l’important c’est de participer. On pourra aussi noter que le Maroc est arrivé second après un adversaire coriace, la Corée des chaebols, et devant les Polonais, loin derrière. Dans tous les cas, cela ne fera que souligner une évidence: nous avons bel et bien perdu. Il faut savoir se convertir au réalisme des résultats. L’on peut se sentir aujourd’hui libre d’analyser les raisons de l’échec. Un échec dont on ne peut tourner la page, sans rendre compte à ceux qui nous ont suivis. Nous avons tous rêvé d’un destin mondial pour une ville qui ne manque pas d’atouts. Mais qui peut aujourd’hui prétendre avec certitude que le dossier marocain ne comportait pas d’erreurs?Comment pouvait-on l’emporter dans une telle compétition? Par les relations, les contacts et par la qualité technique du dossier. D’abord, au sujet du volet RP, il faut intégrer la nature particulière de ces bureaux de vote qui fonctionnent en fait comme un super-lobby qui ne connaît guère d’autres lois que celle du donnant-donnant. Le Maroc en a fait l’expérience pour deux candidatures en Coupe du monde de foot. Des appuis prestigieux peuvent renforcer la candidature mais ne suffisent pas. Ils créent un climat de confiance mais ne gomment pas les handicaps. On peut se demander aussi si l’ensemble des gisements ont été exploités à ce niveau. Connaissant les insuffisances de nos relais diplomatiques à l’étranger, où le parachutage prime sur la méritocratie, l’on peut fort en douter!Sur le plan technique, nos handicaps c’est que nous promettons souvent, réalisons rarement et lentement, tout en continuant d’entretenir nos déficits. Alors, si nous ne devons pas renoncer, ou céder, ou déprimer… capitalisons sur ces expériences en soignant nos points critiques. «On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite» (proverbe coréen, pardon... japonais).Mohamed BENABID

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