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    L'Edito

    Pérennité

    Par L'Economiste| Edition N°:4080 Le 23/07/2013 | Partager

    Les fonctionnaires français se sont octroyé un régime de retraite si généreux que c’est une curiosité mondiale: comment est-il possible que des groupes de pression s’adjugent des avantages aussi exorbitants du droit commun, sans provoquer de graves remous politiques?
    Ce qu’on sait moins c’est que les fonctionnaires marocains ont fait bien mieux. Ils ont réussi le tour de force, dans un pays en croissance et avec une population dominée par les jeunes, à mettre leur caisse de retraite en faillite. L’affaire est si grave que le FMI a placé son exigence de réformes sur le même plan et au même degré que l’obligation de réformer la Caisse de compensation. Ceci montre bien le niveau stratégique sur lequel le Maroc joue cette partie-là.
    Les fonctionnaires et leurs représentants syndicaux ne sont pas les seuls à avoir contribué à la dégradation de la situation. Ce dossier aura tout vécu, y compris quand l’Etat lui-même omet de verser ses cotisations, voire les cotisations qu’il prélevait sur les salaires! Passons sur des intégrations abusives, sur des extensions étonnantes… Cela n’est que roupie de sansonnet face à des modes de calcul ahurissants et généralisés.
    Mais c’est ce qui existe et c’est ce qui devra être honoré.
    Il y a quinze-vingt ans, quand il était très facile de redresser la situation, et qu’on connaissait déjà parfaitement les risques, rien n’a été fait.
    Il y a une décennie, deux gouvernements successifs, Youssoufi et Jettou, ont pris les décisions qu’il fallait pour… aggraver la situation. Celui d’Abbas El Fassi est passé outre les premiers avertissements des partenaires dont le FMI. Quant à celui-ci, la pérennité des retraites est si peu sa préoccupation qu’on se demande s’il tient à ce que les fonctionnaires reçoivent ce qui leur est dû.
    On ne peut pas croire que le PJD et ses alliés passés et futurs souhaitent ruiner un système social aussi vital que la pérennité des retraites.

    Nadia SALAH

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