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L'Edito

Perdus

Par Nadia SALAH| Edition N°:4991 Le 29/03/2017 | Partager

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Ici et là, il se produit des échauffourées comme celles d’Al Hoceïma et sa région, ces jours-ci et ce depuis la mort de Fikri, ou comme celles de Sidi Ifni en 2008 puis 2012.
Laissons de côté la manifestation de Marrakech de l’été dernier contre les prix de l’électricité, car sur le fond, elle vidait une querelle entre islamistes, plus ou moins durs, en vue des élections d’octobre 2016.  

Mais ne laissons pas de côté les troubles violents provoqués par les hooligans, à la sortie des matchs de foot, car il y a aussi dans ces violences des points communs avec les émeutes régionales: des jeunes, un aspect ludique très marqué dans le désir de casser et, en toile de fond, un malaise social qui flirte avec la politique tout en la récusant mais sans la connaître.

Il y a peut-être dans ce paradoxe, qui veut que l’on refuse sans savoir, matière à travailler.
Les protestataires de toutes obédiences ont raison: ce sont les politiques gouvernementales qui ont rejeté quelque 2,7 millions de jeunes Marocains, qui ont entre 15 et 25 ans. Plus d’école, pas de travail, rien que «la lose», comme ils disent eux-mêmes. Certains parents baissent les bras: «gardez-les», disent-ils aux policiers qui voudraient éviter un casier judiciaire et les dérives de la prison à ces jeunes.

Or avec 2,7 millions de jeunes exclus (cf. L’Economiste du 28 mars 2017), il ne s’agit plus d’un phénomène individuel. En fait, avec une telle ampleur, soit 8,5% de la population,  le Maroc a bien de la chance que ce ne soit encore qu’une difficulté sociale.  Il n’empêche qu’on est gêné de voir que les professionnels de la politique ne se sentent pas impliqués, pas responsables. Soit ils regardent ailleurs, soit ils attendent de voir comment ils pourront annexer le mouvement pour en tirer bénéfice. Ce qui est vraiment très naïf.

 

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