×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Pénal dur

Par Nadia SALAH| Edition N°:5694 Le 10/02/2020 | Partager
nadia_salah.jpg

Dix ans de prison pour un haut fonctionnaire marrakchi de l'Agence urbaine. Un an chacun pour les deux plus hauts cadres du groupe CDG section immobilier. Le premier cas concerne de la corruption s’appliquant à la propriété, une garantie constitutionnelle absolue, avec la vie et la liberté.

Première question: est-il proportionnellement puni avec le deuxième cas?

Le deuxième cas concerne des malfaçons dans des logements, avec des plaignants suffisamment coriaces pour atteindre le Souverain. Ils ont bien fait d’être aussi coriaces car ils ont travaillé pour tous les acheteurs de logement. Du moins, espérons.

Deuxième question: combien d’années de prison faudra-t-il pour punir équitablement les patrons de la CDG et le patron de Bab Darna. 100 ans, 200 ans…? Comment faire le rapport entre 1.000 logements (?) pas construits mais payés et des malfaçons de carrelage d’une centaine (?) d’appartements?

Troisième question: que s’est-il passé, outre l’attention du Palais? Comme l’indiquaient les articles de L’Economiste, avant que l’affaire CGI n’éclate, en 2014, les propriétaires avaient fait tout leur possible pour attirer l’attention du promoteur CGI et de sa maison-mère CDG. L’idée était simplement d’obtenir leur droit, c’est-à-dire les réparations nécessaires.

Combien cela aurait-il coûté au constructeur? Difficile à dire: 1.000 DH par appartement? Plus, moins? Autrement dit, pas grand-chose, à l’échelle du promoteur. Dans les années 1980-90, elle envoyait immédiatement des spécialistes pour réparer. Pourquoi maintenant a-t-elle négligé le service au client et le respect dû à tous, même aux plus fâchés d’entre eux?

Quatrième question: le problème de CDG-CGI est le traitement méprisant du client, mais en dehors du pénal dur, pas moyen de punir ce genre de comportement, si fréquent, comme nous le savons tous.

Bon sujet pour la Commission Benmoussa: C’est une question de lien social dans un Maroc qui a changé.

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc