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L'Edito

Paroles

Par L'Economiste| Edition N°:2285 Le 29/05/2006 | Partager

Offshoring, derrière ce mot, il n’y a que des paroles. Car les opérateurs de l’offshoring vendent du temps de parole, comme les confectionneurs vendaient du temps de travail manuel. Aujourd’hui, il s’agit surtout de call-centers, où des milliers de jeunes Marocains donnent des renseignements téléphoniques simples, en bon français sans accent aux Français, et en bon espagnol sans accent aux Espagnols. Tout cela, poussé par le plan Emergence, devrait évoluer, avec des services à plus forte valeur ajoutée comme le traitement informatique. Mais déjà à ce premier niveau, il y a des difficultés à trouver plus de candidats pour remplir ces tâches simples. Car ni le français, ni les autres langues étrangères, ni la culture générale, ne sont le point fort de notre enseignement. Nous ratons ainsi des milliers d’emplois, et à l’export. Apparemment, ils sont accessibles, mais, à la pratique, ils deviennent des casse-têtes de recrutement. Il faut réapprendre la prononciation ou les règles de grammaire, compétences d’école primaire, à des candidat diplômés de l’université. Aussi, «l’offre du Maroc» prévoit pour la formation insertion 55.000 DH par nouvelle recrue. C’est en fait une reconversion totale, pour laquelle l’Etat paiera, autant qu’il a payé pour le candidat en 4 ans d’études supérieures. C’est une mesure-clef, indispensable, et nul ne peut prévoir si elle va porter ses fruits, car il faut pouvoir mobiliser des milliers de formateurs, qui maîtrisent les langues, les prononciations et la culture des pays servis. Autour de cette grande opération, de ce contact avec l’offre de travail mondiale, qui osera mettre en cause la chimérique arabisation, les multiples cursus universitaires inutiles? Car, avant de faire de l’offshoring, il faut reconstruire, et dans les détails, l’enseignement: la plus grande usine offshore du pays, qui produit beaucoup de paroles, et pour aucun client.Khalid BELYAZID

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